Romain Garcia - ACI 2006 - Chine

Romain Garcia - ACI 2006 - Chine

Pour réussir, il faut en vouloir et être prêt à s’investir. L’initiation commence sur les bancs de l’école.
Romain Garcia - ACI 2006 - Chine
Romain Garcia - ACI 2006 - Chine

Tout d’abord, pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?

Je suis issu de la promotion ACI 2006.

Dijonnais, j’ai pour mon premier stage d’étude réalisé une mission au Luxembourg pour le compte de PriceWaterhouseCoopers. Je suis ensuite parti 6 mois à Singapour en échange et immédiatement enchainé par un stage chez Schneider Electric à Shanghai de 6 mois. Je suis revenu finir mes études à Dijon (3 mois) et reparti pour une mission VIE de 2 ans pour le compte du groupe Italien SEVES à Tianjin (à 90 km de Pékin), poste que j’ai créé. J’y ai codirigé le montage d’une usine de 5000m2 (150 personnes) et suis devenu le numéro 2 après 18 mois.

Toujours à la recherche de nouveaux challenges et une envie folle d’entreprendre m’ont amenés à prendre mon envol, après quelques mois au poste de responsable commercial Europe pour le compte d’une société de négoce spécialisé à Shanghai. J’ai pris mes fonctions de directeur commercial de manière opérationnelle pour une autre société de négoce généraliste pour laquelle j’ai été l’un des investisseurs.

Convaincu que l’activité de négociant aura très vite une place de moins en moins importante dans les échanges commerciaux entre la Chine et l’Europe, et que seuls les plus influentes (sociétés chinoises) survivront, j’ai développé début 2010 une gamme de prestations de services destinées à guider, accompagner et sécuriser le travail des acheteurs internationaux dans leur processus d’approvisionnement depuis la Chine ; notamment par une relation directe avec les fabricants. Ces prestations de services s’appellent les Solutions Agile Supply. Elles sont aujourd’hui commercialisées principalement en France.

Je profite de la cette formidable opportunité qu’offre ce blog pour faire la promo de mon hub sur Viadéo : http://viadeo.com/s/8ubR2

En parallèle de mon métier, je suis vice-président de BIZNEST, l’incubateur de la Jeune Chambre Economique des français de Shanghai.

 

Comment s’est décidé ton départ en Chine ? Pourquoi ce pays en particulier ?

C’est finalement au fil des événements. Je suis quelqu’un qui aime saisir les bonnes perches, il y avait au départ une opportunité de carrière avec SEVES, j’ai saisi ma chance et très rapidement intégré la direction du projet Chine.

 

Comment ce sont passées les 1eres semaines ? As-tu rencontré des difficultés ? notamment dans la création de tes sociétés?

Les premières semaines en Chine pour le projet SEVES ont été difficiles. Notamment en raison du caractère très local de la ville de Tianjin. On fini par s’y faire finalement.

La création d’entreprises en Chine est très réglementée, et cette réglementation est renforcée pour les investissements étrangers. Une société de consulting spécialisée dans le montage de sociétés est d’après moi, et par expérience la meilleure des alternatives.

 

Quelles sont les principales différences culturelles avec la France ? Comment as-tu réussi à t’adapter ? Comment sont perçus les entrepreneurs en chine?

Les chinois eux-mêmes sont entrepreneurs, nous nous fondons donc assez dans la masse et sommes d’une manière générale plutôt respectés. Nous sommes considérés comme des gens courageux du fait de notre expatriation qui parfois dure plusieurs années.

Culturellement, de nombreux livres décrivent les différences culturelles entre la France et la Chine. Pour beaucoup, ils ne présentent que l’essentiel et ne font malheureusement que survoler les aspects de cette culture locale parfois marquante et choquante quand on n’y est pas préparé.

C’est comme partout, ces différences, je dirais qu’il faut les accepter, vivre avec et bien évidement s’adapter. Cette adaptation est plus simple et plus rapide à Shanghai que dans cette multitude de plus petites et moyennes villes. Cela s’explique par son caractère cosmopolite et par l’abondance des ressources et infrastructures mises à la disposition de la communauté internationale résidente. Le dialogue avec les locaux permet parfois de se sortir de situations d’incompréhension culturelle, encore faut-il parler et comprendre le mandarin.

 

Quels conseils pourrais-tu donner aux étudiants désireux de faire un stage dans ce pays ?

Il n’y a pas de secret, la Chine est ouverte, beaucoup de sociétés étrangères y sont implantées et recherche en permanence des étudiants pour la réalisation de missions de stages. Ces missions présentent bien souvent un atout indéniable par rapport à un stage en France par exemple. L’opportunité d’être manager et d’avoir une équipe chinoise à former et diriger.

Il faut donc postuler au même titre que n’importe quelle candidature et ne pas oublier que la bonne maitrise de langue chinoise peut faire la différence, l’anglais indispensable.

Pour finir sur cette question, je conseille aux étudiantes et étudiants de correctement s’inscrire sur les réseaux socio-pro, de consulter le site de la Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Chine et les principaux sites de recherche d’emploi.

Je souhaite mettre l’accent sur le fait que pour gagner des points lors de la lecture de votre lettre de motivations, sachez exposer en quelques mots votre projet professionnel. Aussi, soyez prêt à solidement exposer vos motivations si vous obtenez un entretien et évitez les formules du type « découvrir ce fabuleux pays, plein de contrées et de paysages à visiter pendant mes voyages d’affaire »  (passage d’une lettre de motivations reçue aujourd’hui, étudiant parisien). En effet, les places sont chères, donc pas de place pour trop d’originalité et dans le cas présent pour des excès touristiques pendant les heures de travail.

 

Un petit mot pour la fin ?

J’ai réussi mon entrée dans la vie active et confirmé le profil d’entrepreneur sur lequel j’ai argumenté pour mon entrée à l’ACI. Cela s’explique par une très forte implication dans mon projet professionnel dès la sortie du lycée. J’ai donc tout mis en œuvre pour  avancer, progresser et me suis toujours donner les moyens d’accéder à la réussite de tous les projets auxquels j’ai participé au sein du Groupe ESC, et ceux à envergure internationale que j’ai dirigé ou codirigé ces 6 dernières années en Asie.

Pour conclure, pour réussir, il faut en vouloir et être prêt à s’investir. L’initiation commence sur les bancs de l’école.

Reunion Suisse - 27 Janvier 2011

Hello there!

Venez nombreux a la prochain rencontre de l’antenne Suisse organisée par Siham Rakia (PGE 2007) le 27 Janvier 2011 :

  • Lieu: Restaurant LUIGIA      
  • Adresse  Rue Adrien Lachenal24A, 1207 Genève
  • Date : 27 Janvier 2011 – 20h
  • Concept : Apéritif puis diner
  • Règlement : individuel sur place (pour plus d’information sur les prix, voici le site du restaurant http://www.luigia.ch)

Date limite d’inscription : 20 Janvier 2011 auprès de Charlotte Du Reau (Responsable Animation Réseau): charlotte.dureau@escdijon.eu

Pour plus d’information, n’hésitez pas à contacter Siham Rakia : siham.rakia@hp.com

A bientot - Samuel

Dorothée Irisson – PGE 2007 – USA – Dallas

Dorothée Irisson – PGE 2007 – USA – Dallas

…ici, tu réussis, tu achètes une belle voiture et tous le monde va se dire “hey regarde, cette personne a réussi, je peux y arriver aussi

Dorothée Irisson – PGE 2007 – USA – Dallas

Dorothée Irisson – PGE 2007 – USA – Dallas

Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?

Lyonnaise d’origine. Prépa HEC à Lyon voie éco. Arrive à l’ESC Dijon en 2003 avec déjà dans l’idée de faire ma troisième année à l’étranger (j’avais choisi Dijon pour l’offre de doubles diplômes). Filière anglophone.

Césure au Canada, à Vancouver, chez Blast Radius en tant qu’assistante marketing. Mon premier boulot en fait. J’ai adoré l’expérience, Vancouver est une ville extra! Après ca, aucune envie de rentrer en France et hâte de partir en double diplôme. Ma destination de choix, les Etats Unis. Je décroché une place à TCU (Texas Christian University), Dallas n’était pas vraiment l’idée que je me faisais de USA. Je pensais plutôt NYC ou Chicago. Mais j’ai été plus qu’agréablement surprise. Le programme de TCU rend le stage entre les deux années du MBA obligatoire donc j’ai sauté sur l’occasion et trouvé un stage chez Sabre Holdings, dans le groupe Airline Solutions. Après 2 mois de stage, j’ai bossé à mi-temps jusqu’a ma remise de diplôme et après ca, en janvier 2008, j’ai été embauchée avec l’équivalent d’un CDI. Je suis toujours dans le même groupe et tout ce passe super bien. Je suis consultante pour créer des formations pour nos employés et clients. Je fais aussi un mix de marketing et système administration sur les softwares qu’on utilise pour distribuer nos formations. Un job différent tous les jours, ce que j’adore.


Pourquoi l’expatriation? Et bien évidemment… pourquoi les USA?

On me pose souvent cette question… Une française à Dallas…. J’ai toujours beaucoup voyagé avec mes parents et depuis le collège j’avais une fascination pour les USA. Le rêve Américain peut être, va savoir. Toujours est il que j’ai toujours eu l’impression que le boulot et l’effort payaient plus de ce coté de l’océan: Si tu fais un bon boulot, on te félicite au lieu d’être jaloux. Mentalité totalement différente. Et je trouve la vie beaucoup plus pratique aussi. Le monde du service reste beaucoup plus développé ici qu’en France. En plus, les gens sont beaucoup plus accueillants. Donc après avoir tenté le coup, et bien je me suis rendu compte que les USA et Dallas avaient vraiment tout ce que j’imaginais et je ne compte vraiment pas rentrer en France. Je viens d’acheter une maison et je vais me poser pour un bon petit bout de temps maintenant!

 

Comment ce passe ta vie de tous les jours? Quelles sont les différences culturelles avec la France?

La vie à Dallas est vraiment sympa. Contrairement aux clichés sur le Texas, la scène culturelle est très sympa, toujours un truc à faire ou voir, une multitude de restaurants pour tous les gouts et tous les budgets. Localisation centrale dans les States ce qui rend les voyages sur les cotes assez faciles. Comme je disais plus haut, des gens très  sympa, toujours prêt a filler un coup de main. La vie de tous les jour est d’autant plus facile que mon taf me permet d’être très flexible avec mes horaires, donc si je dois partir plutôt du boulot pour aller faire un truc, personne ne va rien me dire. Ce qui compte a la fin de la journée c’est que je fasse ce qui m’est assignée en temps et en heure.

Différences culturelles, comme tu imagines, oui, il y a pas mal de différences. Etant partie de France il y a plus de 4 ans, j’oublie un peu comment est la vie en France et je me prends vite une claque quand je repasse en vacances sur le vieux continent. Dans le monde du travail par exemple, tout est plus accessible. Je peux aller parler a ma boss ou VP sans problème (open office concept) Tout est plus extravagant, les écoles, les événements sportifs, et il y a vraiment cette notion d’appartenir a une école par exemple, ce n’est pas juste 2 années de ta vie, ca fait vraiment partie de ton identité. Beaucoup de patriotisme en quelques sortes. Et quand les gens sont passionnés par quelques choses, ils se donnent à fond pour l’obtenir. Comme je disais un peu plus haut, ici, tu réussis, tu achètes une belle voiture et tous le monde va se dire “hey regarde, cette personne a réussi, je peux y arriver aussi”. En France, tu réussis, tu achetes une voiture, et le lendemain un idiot te la raye juste parce qu’il ne veut pas se donner la peine de faire la même chose. Je dis ca, mais c’est seulement un point de vue personnel.

 

Quels conseils pourrais tu donner aux étudiants/ diplômés désireux de venir travailler en USA? (stage/ job)

Le meilleur moyen c’est de venir en échange avec un visa F1 et de faire un stage dans le cours des études. Apres le diplôme, le visa F1 te permet de rester pour un OPT (Otional Practical Training) pour une période d’un an. C’est une sorte de visa de travail. Après ca, il faut trouver une entreprise qui sponsorise le visa H1, puis enfin la carte verte. C’est vraiment le parcours du combattant. Plusieurs de mes amis qui sont partis en échange comme moi et qui ont voulu resté on fini par épouser leur copain / copine pour pouvoir trouver un boulot.

 

Un petit mot pour la fin?

Ne pas ce fier aux apparences. On m’aurait dit il y a 4 ou 5 ans que j’allais acheter une maison à Dallas et m’installer pour de bon, j’aurais répondu “New York plutôt”, mais maintenant je ne regrette vraiment rien. Il faut sauter sur l’occasion quand elle se présente et en faire le meilleur usage. J’ai rencontré des gens formidables ici, ils sont comme ma famille et si je ne m’étais pas jeté à l’eau il y a 3 ans, et bien j’aurais raté bien des choses!

Marie Mouton (Promo 2004) - un parcours entre l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne!

Je conseille à tout étudiant Erasmus de prolonger sa phase d’étude par une expérience en entreprise et de rester au moins un an dans un pays.
Marie Mouton - Promo 2004
Marie Mouton (Promo 2004) - un parcours entre l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne!

Mon parcours :

Etudes : double diplôme franco-allemand ESC Dijon / Master of Arts in Communication Management de la Fachhochschule de Pforzheim (filière germanophone de l’ESC) —> le fait de faire un master directement en dernière année d’ESC a été un vrai plus sur mon CV
- 2004 : Job à côté du Master : opératrice télémarketing pour la France et le Benelux chez Uniserv (solutions informatiques)
- 2003-2004 :  Dans le cadre du Master : réalisation de campagnes publicitaires pour Blaupunkt et le Stuttgarter Zeitung (journal local)
- 2004-2005 : Pour clôturer mes études j’ai fait un stage de 6 mois chez DaimlerChrysler (=Mercedes) à Stuttagart, en product management.
 
Ensuite j’ai été admise à l’International Trainee Program du groupe CNH (filiale machinerie agricole et TP du groupe FIAT) : le principe : rotation tous les ans dans un poste et une localisation différentes, pendant 3 ans. Donc de 2005 à 2006 :
- administratrice des ventes du marché français, en région parisienne
-  2006 à 2007 : administratrice des ventes des marchés exports, toujours en RP
- 2007 à 2008 : administratrice garantie Europe CNH, à Turin, au siège
 
Une fois le trainee program terminé, j’ai pris la responsabilité de Marketing Manager du marché Français pour la marque New Holland Construction, d’avril à décembre 2008
 
Aujourd’hui j’ai monté ma société avec un ancien collègue de CNH : AME-Consulting. Nous importons des matériaux de construction sur le marché français. Je vis à Santander depuis décembre 2008.
 


 L’expatriation (choix et apports):

Je suis passionnée par les langues étrangères depuis longtemps et, étant originaire de Nancy, je me suis naturellement tournée vers l’Allemagne. J’ai d’ailleurs choisi l’ESC Dijon pour sa filière germanophone et ses doubles diplômés franco-allemands.

Allemagne : j’ai vécu à Pforzheim (Baden-Würtemberg) pendant 2 ans
Cette expérience m’a apporté un très bon niveau en Allemand, une autre vision des choses (notamment sur la façon de travailler, l’écologie, l’ouverture aux autres cultures…) et surtout le fait d’évoluer à l’étranger et de rencontrer des gens d’horizons différents (pas seulement des Allemands) m’a donné envie de connaître d’autres pays et d’apprendre d’autres langues. C’est comme si j’avais ouvert une porte (je suis sûre que tu vois de quoi je parle)

Italie : j’ai vécu un an à Turin. Rien à voir avec l’Allemagne. J’ai appris l’Italien et j’ai découvert une autre façon de travailler (plus créative, moins organisée qu’en Allemagne). Là encore je suis partie dans un cadre spécifique : un programme international où tout était organisé et pris en charge. J’étais relativement assistée par les RH de l’entreprise dans laquelle je travaillais, et cela m’a permis d’en profiter un maximum. J’ai vécu cette année comme une seconde année Erasmus, d’autant que pour mon travail je devais beaucoup voyager en Europe.

Espagne : Je vis depuis un an à Santander. Cette fois ci c’est très différent : je suis ici car j’ai suivi mon mari (qui est Espagnol) et donc c’est la première fois que je pars hors d’un cadre comme Erasmus et le trainee program. La différence c’est que je dois m’organiser seule, tant sur le plan professionnel que personnel. Pour l’instant je monte une société d’importation de matériaux TP, avec un collègue basé en France. C’est donc du télé-travail et des déplacements, je ne suis pas du tout insérée professionnellement en Espagne. En revanche je suis immergée dans la culture espagnole avec mon mari, sa famille, ses amis. Par exemple je parle espagnol tout le temps.
Ici j’ai plus vécu dans l’instabilité (crise, pas de travail en arrivant etc) et j’ai appris à plus me débrouiller, même si j’ai toujours été habituée à cela. Pour rencontrer des gens j’ai dû plus creuser, m’inscrire à des activités (musique et sport) pour lier connaissance. Heureusement les Espagnols sont très ouverts.
 
De manière générale ces expériences m’ont apporté énormément, et notamment sur le plan personnel la rencontre avec mon mari en Erasmus en Allemagne et la petite fille que nous avons depuis 2 mois!
Qui m’aurait dit il y a 6 ans quand je suis partie en Allemagne que ma petite fille aurait la nationalité espagnole?


 Les 1er temps et la vie de tous les jours:

- Arrivée en Allemagne :
Lorsque je suis arrivée en Allemagne j’étais complètement perdue… Alors qu’en réalité j’étais à moins de 300 km de chez moi (Nancy)!!! J’ai d’abord constaté que si je comprenais assez bien les cours à la fac, j’étais incapable d’acheter du pain les premières semaines! Et puis j’ai été forcée de me lancer.
Le premier réflexe a été de chercher les Français, puis les autres Erasmus mais heureusement (ou pas) j’étais la seule étrangère de ma classe. Donc bien obligée de ‘immerger parmi les Allemands. J’ai rencontré beaucoup de personnes géniales avec qui j’ai encore de bons contacts : mes voisins de palier russes (une toute autre culture), mes deux meilleures amies (françaises) mon mari (espagnol). J’ai finalement gardé peu d’amis Allemands.

- Arrivée en Italie :
Le problème de la langue était plus gênant car je devais parler Italien tous les jours pour mon travail (et rester crédible!!!). Au tout début, je ne maîtrisais pas du tout (du genre je savais quand on me posait une question parce que la personne avait arrêté de parler). La société m’a donc payé des cours d’Italien ce qui m’a permis d’avancer rapidement, d’autant que l’Italien est proche du Français et de l’Espagnol.
Les problèmes rencontrés ont plus été de nature professionnelle qu’autre chose, notamment à cause de l’organisation très différente des Italiens.
En dehors de ça, je me suis tout de suite sentie chez moi. J’ai rencontré plein de gens très ouverts et chaleureux et j’avais toujours des gens à voir ou des choses à faire. De ce point de vue ça a été très agréable.
D’autre part, l’Italie est vraiment un pays magnifique, certaines villes sont des musées à ciel ouvert. Avoir la chance de la visiter toute l’année et parler la langue n’a pas de prix!

Arrivée en Espagne : 
C’est incomparable avec l’Allemagne et l’Italie car je vivais depuis plusieurs année avec un Espagnol et faisait régulièrement des allers retours en Andalousie (d’oú il est originaire). D’autre part je suis tombée enceinte au bout de deux mois donc ma vie a complètement changé!

 
Différences culturelles
:

Difficile de répondre sans tomber dans le cliché… Je crois qu’on est conditionné à la base sur ce qu’on va trouver en partant, et on a parfois tendance à voir ce qu’on veut voir chez les autres…

- Allemagne
j’ai constaté en travaillant que les Allemands ont un grand sens de l’organisation. Par exemple, on n’annule pas une réunion ou un rendez-vous. De même, le temps passé au bureau est exclusivement consacré à travailler. Les pauses cafés sont à éviter si on ne veut pas être trop mal vu. Chez Mercedes, il n’y avait que des étrangers en pause!!! Chez CNH Allemagne, il n’y avait carrément pas de machines à café! En revanche, on sort du travail beaucoup plus tôt (17:00 en semaine et le vendredi même vers 15:00).
En dehors des soirées étudiantes, on organise plus de soirées entre amis à la maison qu’on ne sort dans les bars ou les boîtes.
J’ai été très bien accueillie en Allemagne, j’ai senti une réelle ouverture envers les étrangers (je parle de mon expérience de française en Erasmus)
Dans la rue, il faut faire très attention aux petites règles de citoyenneté : ne pas traverser au feu rouge, bien se garer (on se fait carrément remettre à sa place par un simple passant si on se gare mal), ne pas rouler en vélo sur les trottoirs… Parfois toutes ces règles m’ont donné un sentiment de non-liberté. J’ai constaté par la suite en voyageant dans toute l’Allemagne que cela est assez caractéristique du sud de l’Allemagne.

- Italie :
J’ai souvent regretté l’organisation des Allemands… Lorsque je suis arrivée, j’avais un supérieur hiérarchique. Au bout d’un mois, il a été positionné sur un autre poste et… j’ai été tout d’un coup mon propre supérieur hiérarchique, cela s’est révélé très stressant car je devais rendre des comptes au management et gérer un budget important, je n’y étais pas préparée!… J’ai appris à m’adapter.
Les Italiens sont très créatifs, habitués à improviser. D’ailleurs chez Mercedes, en allemagne, les designers et stylistes étaient souvent Italiens. A contrario, chez CNH (groupe Italien), les managers en logistique étaient souvent Allemands ou Néerlandais…
Les Italiens accordent une énorme importance au paraître. S’asseoir à une terrasse et regarder les gens passer est un vrai spectacle! Je me suis souvent sentie en décalage, notamment en soirée car je ne suis pas vraiment du genre à assortir mon sac à mes chaussures (un must pour les Italiennes!). Par contre au travail j’ai dû faire de vrais éfforts, le code vestimentaire est très important. De même, il est important d’arriver de bonne heure et de partir relativement tard le soir, même si on n’a rien à faire! Beaucoup d’Italiens font des journées très longues uniquement pour donner l’impression de travailler beaucoup.
Par ailleurs, l’aspect politique est très important. On réussi beaucoup mieux en étant un bon politicien qu’en étant compétent dans son domaine… Cela n’existe absolument pas en Allemagne, où la compétence est la première qualité d’un bon professionnel.

- Italie / Espagne
En Italie, comme en Espagne, on vit beaucoup plus dans la rue.
On se fait une vraie vie de quartier, on connait très vite beaucoup de monde… mais il ne faut pas attendre tout de suite des relations de confiance, même si on a l’impression de s’entendre vraiment bien avec quelqu’un. Parfois les relations sont un peu superficielles à ce niveau là. Comme partout, ça prend du temps de faire de vraies amitiés.
Les Espagnols et les Italiens ont beaucoup en commun, mais les Espagnols accordent moins d’importance à l’apparence et se prennent beaucoup moins au sérieux.
Je m’arrête là mais il y aurait encore beaucoup à dire!!!


Trouver un stage/ job a l’étranger?:

 Je conseille à tout étudiant Erasmus de prolonger sa phase d’étude par une expérience en entreprise et de rester au moins un an dans un pays (6 mois c’est trop court à mon sens, même un an c’est peu pour apprendre une langue).
Le mieux c’est d’être sur place (pour les études par exemple) et de repérer les entreprises puissantes de la région où l’on se trouve et de postuler directement sur leur site. J’ai répondu à 15 annonces de stages avant de rentrer chez Mercedes.
Je recommande vivement la piste du trainee program. Cela se fait dans les multinationales. La sélection est sévère (pour le mien, 40 personnes ont été sélectionnées sur plus de 1000 candidatures) mais c’est un réel plus sur le CV et comme expérience en général. En général, les pré-requis sont : avoir une expérience à l’étranger, parler couramment anglais et avoirs moins de 28 - 30 ans.
Si on cherche un job ou stage à distance, c’est plus difficile mais ça peut se faire, les sites monster.de, .it, .es etc marchent plutôt bien.